Elle était plutôt du genre fragile, mais elle ne le savait pas. Elle se laissait butiner ici et là par qui le voulait bien, car elle aimait beaucoup éprouver des sensations fortes. Celles-ci lui donnaient la sensation d'être vivante, car autrement sa vie lui semblait plutôt vide de sens. Elle cherchait, probablement, inconsciemment de se faire apprécier telle qu'elle était sans artifices, ni extravagances: elle était comme elle était et advienne que pourra. On l'acceptait tel quel ou pas et c'était bien comme ça. Elle affirmait qu'elle ne se laisserait pas attacher par qui que ce soit,car elle se disait libre comme l'air et de nature indépendante. Malgré plusieurs expériences, elle ne semblait pas réaliser que souvent elle s'embarquait dans des situations sans issue, qui sur le moment, lui apportait du plaisir mais qui en somme se transformait en déception perpétuelle. Et moi, je regardais tout cela, impuissante et sachant très bien qu'elle se mettait dans la merde et qu'elle en subirait les conséquences. Toutefois, je me disais en y réfléchissant bien, que lorsqu'une fleur se retrouve dans la merde ça peut la forcer à grandir et à évoluer, car cet engrais de vie la pousse à s'en sortir pour être capable de refleurir afin que quelqu'un d'autre puisse la butiner de nouveau et que la vie renaisse!
MOM
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